Alors que le Rwanda poursuit ses efforts pour accroître sa capacité de production d’électricité et développer l’utilisation des énergies renouvelables, la Chine affirme que son expertise et ses technologies peuvent aider le Rwanda et d’autres pays africains à accélérer leur transition vers une énergie propre.
Cette déclaration a été faite lors de la sixième édition de la conférence Renewable Energy for Sustainable Growth (RE4SG) 2026, qui se tient à Kigali. Elle réunit des responsables gouvernementaux, des acteurs du secteur privé, des institutions financières, des chercheurs ainsi que des partenaires au développement.
La conférence porte notamment sur les moyens de promouvoir les investissements dans les énergies renouvelables, de renforcer les capacités de production et de trouver des solutions permettant aux pays africains d’accéder à une énergie suffisante et propre.
Le responsable des opérations au sein de WRI China Africa, Cheng Zhang, a indiqué que la Chine avait considérablement développé son secteur énergétique au cours des 20 dernières années, devenant aujourd’hui l’un des pays disposant des plus grandes capacités au monde en matière de production et de développement des technologies liées aux énergies renouvelables.
Il a souligné que l’expérience chinoise pouvait contribuer à aider les pays africains, à exploiter davantage leur potentiel en matière d’énergies renouvelables, notamment celles issues du solaire, de l’éolien et d’autres ressources naturelles.
L’Afrique, un déficit technologique
Bien que l’Afrique dispose d’un important potentiel pour développer les énergies renouvelables, Cheng Zhang a souligné qu’un écart subsistait entre les technologies actuellement disponibles, et la capacité à les déployer et à les utiliser à grande échelle.

Selon lui, cette situation constitue l’un des principaux défis que les pays africains doivent relever afin de mieux exploiter leurs ressources naturelles et d’accroître leur production d’électricité.
Il a ajouté que le simple fait que les technologies soient déjà développées dans certains pays ne suffisait pas. Il est également nécessaire de mettre en place des mécanismes permettant de les rendre accessibles aux pays disposant de moyens limités pour les acquérir ou les déployer.
C’est dans ce contexte que la Chine considère que le renforcement de sa coopération avec les pays africains, pourrait favoriser le partage de technologies, de connaissances et d’expériences.
Cheng Zhang a également indiqué que la Chine investissait depuis de nombreuses années dans le développement des technologies liées aux énergies renouvelables, ce qui lui a permis d’acquérir une importante capacité à produire des équipements et à les déployer à grande échelle.
Cette expertise pourrait offrir des opportunités aux pays africains, qui cherchent à accroître leur production d’électricité et à réduire leur dépendance aux énergies fossiles, responsables notamment des émissions de gaz à effet de serre.
La coopération entre la Chine et l’Afrique pourrait également contribuer à réduire le coût des équipements destinés aux énergies renouvelables, à renforcer les capacités des acteurs du secteur et à stimuler les investissements.
Un potentiel pour accélérer la transition énergétique du Rwanda
S’agissant du Rwanda, les technologies chinoises pourraient contribuer à accélérer les efforts visant à accroître la production d’électricité et à développer davantage les énergies renouvelables.

Le Rwanda poursuit ses efforts pour augmenter sa capacité de production électrique et renforcer la contribution des énergies renouvelables à son économie, notamment afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de garantir un approvisionnement énergétique suffisant aux ménages et aux industries.
La conférence RE4SG 2026 constitue ainsi une plateforme permettant aux pouvoirs publics, au secteur privé, aux institutions financières et aux partenaires internationaux d’examiner les moyens de transformer ces opportunités en actions concrètes.


