Le Kigali International Financial Centre (KIFC) a mobilisé plus de 600 milliards de francs rwandais depuis sa création en 2020, a déclaré le Premier Ministre, le Dr Justin Nsengiyumva devant le Parlement, ce vendredi 2 Octobre 2026.
La majeure partie de ces fonds provient de nouveaux investisseurs ayant créé des entreprises, et introduit différents instruments d’investissement au Rwanda.
“Depuis la création de cette institution, il y a six ans, elle a déjà mobilisé des actifs d’une valeur de plus de 600 milliards de francs rwandais”, a déclaré le Premier Ministre Dr Nsengiyumva.
Il a indiqué que la mobilisation de capitaux s’inscrit dans les efforts du Rwanda, visant à faire de Kigali un centre financier régional et à attirer davantage d’investissements.
Le Premier Ministre a assuré que le gouvernement poursuivra ses efforts pour promouvoir Kigali comme centre financier régional à travers le KIFC, tout en cherchant à développer davantage le marché des capitaux.
“ Davantage d’entreprises continueront d’être encouragées à s’inscrire sur le marché des capitaux, à émettre des actions et des obligations”, a-t-il déclaré.
Le nombre d’entreprises cotées sur le marché est passé d’une seule en 2017 à 10 en 2025, dont cinq entreprises nationales et cinq entreprises étrangères.
La valeur des actifs sur le marché des capitaux est passée d’environ 3 000 milliards de francs rwandais en 2017 à près de 7 000 milliards en 2025.
Le nombre d’investisseurs a également progressé, passant de 13 000 en 2017 à plus de 117 000 en 2025.
Selon le Premier Ministre Dr Nsengiyumva, le gouvernement considère le marché des capitaux comme une importante source de financement à long terme, et entend poursuivre ses efforts pour le développer.
Le gouvernement prévoit également d’encourager davantage d’entreprises à s’introduire en bourse et à émettre des actions et des obligations, tout en renforçant la position de Kigali en tant que centre financier régional.
Le développement du KIFC intervient alors que le secteur financier rwandais connaît également une expansion. Les actifs totaux du secteur financier sont passés de 4 000 milliards de francs rwandais en 2017 à 16 000 milliards en 2025, tandis que leur part dans le produit intérieur brut (PIB) est passée de 53 % à 68 %.

Cependant, le Premier Ministre a souligné que plusieurs défis persistent, notamment le coût du financement, le faible niveau de l’épargne intérieure, l’accès limité au financement pour les petites et moyennes entreprises, ainsi que la nécessité de poursuivre le développement du marché des capitaux.
Le coût moyen du financement s’établissait à 15,79 % en juin 2026, contre 17,2 % en 2017.
Dr Nsengiyumva a indiqué que le gouvernement continuera à promouvoir l’épargne à long terme à travers les banques, les assurances, les régimes de retraite et le marché des capitaux, afin de transformer l’épargne intérieure en investissements.


