L’économie rwandaise a enregistré une croissance de 9,4 % au deuxième trimestre 2026. Le produit intérieur brut (PIB) aux prix courants du marché a atteint 7 174 milliards de francs rwandais, contre 5 799 milliards au même trimestre de l’année précédente.
Les chiffres publiés mardi 15 septembre 2026 par le Ministère des Finances et de la Planification économique et l’Institut National de la Statistique du Rwanda (NISR), montrent que cette croissance a été soutenue par les bonnes performances des principaux secteurs de l’économie.
L’industrie a progressé de 18 %, les services de 7 % et l’agriculture de 4 %.
Le Ministre des Finances et de la Planification économique, Yusuf Murangwa, a déclaré que l’économie rwandaise était restée résiliente malgré les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
“Cela montre que si la guerre n’avait pas eu lieu, notre économie aurait enregistré une croissance beaucoup plus forte. Il y a eu des répercussions, mais les mesures que nous avons mises en place nous ont aidés. À aucun moment, nous n’avons manqué de carburant ou d’autres produits essentiels dont le pays avait besoin”, a-t-il déclaré.
“Les commerçants ont été aidés à trouver d’autres sources d’approvisionnement pour les marchandises qui provenaient auparavant de la zone touchée par la guerre. Nous estimons donc que les perturbations ont été limitées”, a-t-il ajouté.
Les services ont représenté la plus grande part du PIB, avec 51 %, suivis de l’industrie (23 %) et de l’agriculture (21 %). Les impôts indirects ont constitué les 5 % restants.
Le Ministre Murangwa a souligné que la baisse de la part de l’agriculture dans l’économie, ne devait pas être interprétée comme une diminution de la production agricole.
“La part de l’agriculture dans l’économie globale peut être en baisse, mais cela ne signifie pas que la production agricole diminue. L’agriculture continue de croître en valeur, mais les autres secteurs progressent plus rapidement. Ainsi, l’agriculture est en croissance, même si sa part dans l’économie diminue”, a-t-il insisté.
Les principaux secteurs affichent de bonnes performances
Jean Claude Mwizerwa, directeur général adjoint du NISR, a indiqué que cette performance avait été soutenue par la croissance des principales activités agricoles, industrielles et de services.
Dans le secteur agricole, la production des cultures vivrières a augmenté de 5 %, tandis que celle des cultures d’exportation a diminué de 20 %, principalement en raison d’une baisse de 33 % de la production de café. La production de thé a toutefois progressé de 18 %.

Dans l’industrie, les activités minières et extractives ont augmenté de 26 %, tandis que la construction a progressé de 24 % et l’industrie manufacturière de 10 %.
“L’industrie manufacturière a progressé de 10 %. Cette croissance a été principalement portée par une hausse de 51 % de la fabrication de produits métalliques, de machines et d’équipements, une augmentation de 22 % de la fabrication de produits minéraux non métalliques, notamment le ciment et les briques, ainsi qu’une progression de 13 % de la fabrication de textiles, de vêtements et de produits en cuir”, a-t-il expliqué.
Dans le secteur des services, le commerce de gros et de détail a augmenté de 18 %, tandis que les services de transport ont progressé de 7 %.
Les services d’information et de communication ont enregistré une hausse de 29 %. L’hôtellerie et la restauration ont progressé de 5 %, tandis que les services financiers ont augmenté de 4 %.

