Des images satellite montrent une marée noire près des côtes d’Oman

Une marée noire gagne les côtes d’Oman après l’échouement, fin juin, d’un pétrolier transportant du pétrole russe. Le Caroline Bezengi, immobilisé dans une réserve naturelle maritime, fuit depuis plusieurs semaines et menace désormais jusqu’à 40 kilomètres de littoral.

« Une fuite de pétrole au large d’Oman a commencé à contaminer les plages alors qu’elle se rapproche du rivage », écrit, ce mercredi 12 août, le quotidien émirati The National. Le Caroline Bezengi est un pétrolier soupçonné d’être lié à la « flotte fantôme » russe. Il s’est échoué depuis fin juin, dans une zone maritime protégée, après qu’une explosion l’a mis à l’arrêt près des îles Hallaniyat d’Oman. Les raisons de l’explosion sont encore inconnues.

« Nous avons affaire à un pétrolier endommagé, qui transporte une cargaison très importante de pétrole brut, bloqué depuis des semaines dans une zone marine protégée et écologiquement sensible, et qui fuit désormais du pétrole dans la mer à un rythme exponentiel », explique à Reuters Haneen Keskes, chercheuse chez Greenpeace.

Sur le géotraceur MarineTraffic, ce jeudi 13 août, le Caroline Bezengi n’a pas transmis sa position depuis 62 jours, comme s’il avait disparu des radars. Mais selon l’Agence France-Presse, le pétrolier a atteint les plages de la région de Ras Madrakah, dans le sud-est du sultanat. Le pétrole qu’il contient pourrait se déverser jusqu’à 40 kilomètres le long des côtes de cette zone, d’après l’Autorité de l’environnement d’Oman.

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La situation est d’autant plus préoccupante que le navire se trouve à proximité de l’archipel d’al-Hallaniyat, une zone particulièrement riche en biodiversité, selon The National. Une réserve naturelle maritime y a été créée en 2025 pour protéger des écosystèmes fragiles et une faune rare. Les autorités s’inquiètent notamment pour les récifs coralliens et les zones de nidification des tortues marines.

Une intervention compliquée

Les opérations pour contenir la fuite sont rendues difficiles par les conditions météorologiques et l’isolement de la zone, explique le média qatari Al Jazeera. L’Organisation maritime internationale indique que la mousson complique l’accès au navire et retarde les opérations. Les autorités omanaises ont également reconnu que les conditions en mer compliquaient les interventions techniques.

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