Le Rwanda se prépare à accueillir une importante conférence internationale consacrée à la protection de la couche d’ozone, cette enveloppe atmosphérique qui protège la planète contre les rayonnements ultraviolets nocifs.
La 38e Réunion des Parties au Protocole de Montréal, connue sous le sigle MOP38, se tiendra à Kigali du 2 au 6 novembre 2026.
La Ministre de l’Environnement, Dr Bernadette Arakwiye, a indiqué que cette rencontre intervient dix ans après que le Rwanda a accueilli pour la dernière fois cette réunion, en 2016. C’est lors de cette rencontre que les États membres avaient adopté une révision majeure du Protocole de Montréal, connue sous le nom d’Amendement de Kigali.
Le Rwanda a adhéré au Protocole de Montréal en 2003. Ce traité vise à éliminer progressivement les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
L’Amendement de Kigali cible spécifiquement les hydrofluorocarbures (HFC), des gaz largement utilisés dans les équipements de réfrigération et de climatisation.
Bien que les HFC n’endommagent pas directement la couche d’ozone, ils sont de puissants gaz à effet de serre qui contribuent fortement au réchauffement climatique.
Dans le cadre de cet amendement, les pays se sont engagés à réduire progressivement l’utilisation des HFC et à promouvoir des technologies de refroidissement à la fois respectueuses de la couche d’ozone et du climat.
S’exprimant devant la presse le 16 septembre 2026, la Ministre Arakwiye a déclaré que la MOP38 permettra aux pays de faire le point, sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Amendement de Kigali et de définir les priorités pour les années à venir.
“La MOP38 est une occasion d’examiner les progrès accomplis jusqu’à présent, mais aussi d’identifier ce qui doit encore être fait pour respecter pleinement nos engagements”, a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que la réduction des émissions de HFC et l’amélioration de l’efficacité des équipements de refroidissement, pourraient avoir des retombées qui vont bien au-delà de la lutte contre le changement climatique.
“Ces efforts peuvent jouer un rôle majeur dans la protection du climat, mais ils sont également importants pour la sécurité alimentaire, les soins de santé et le développement économique”, a-t-elle souligné.
Megumi Seki Nakamura, secrétaire exécutive du Secrétariat de l’ozone, a déclaré que le retour à Kigali permettra aux Parties de mesurer le chemin parcouru depuis l’adoption de l’Amendement de Kigali.
“Se réunir à nouveau à Kigali offre aux Parties à l’accord l’occasion d’évaluer les progrès réalisés, et de renforcer la mise en œuvre au cours des dix prochaines années”, a-t-elle déclaré.
Au-delà des négociations officielles, le Rwanda accueillera également des événements parallèles consacrés aux technologies de refroidissement, à l’innovation et à la mise en œuvre concrète de l’Amendement de Kigali.
Une exposition consacrée aux équipements de refroidissement est également prévue, ainsi que des discussions sur les investissements et les partenariats destinés à soutenir l’action climatique.

